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Gabon : l’exportation de l’iboga désormais interdite, le gouvernement renforce la protection de la ressource

Le Gabon franchit une nouvelle étape dans la protection de l’iboga. Réuni en Conseil des ministres le 18 septembre 2026 à Port-Gentil, le gouvernement a adopté un projet de décret portant interdiction de l’exportation de l’iboga et de l’ensemble de ses dérivés, quelle que soit leur forme.

La mesure concerne aussi bien les personnes physiques que les personnes morales. Elle vise, selon le communiqué final du Conseil des ministres, à renforcer la protection de cette ressource végétale ainsi qu’à préserver le patrimoine culturel et les savoirs traditionnels qui lui sont associés.

L’adoption de ce texte intervient dans un contexte où l’iboga occupe une place particulière dans le patrimoine gabonais. Au-delà de ses usages traditionnels, cette plante suscite un intérêt croissant à l’international, notamment autour de l’ibogaïne, un alcaloïde qui fait l’objet de recherches scientifiques.Pour les autorités gabonaises, l’enjeu est donc également celui de la maîtrise d’une ressource biologique et culturelle considérée comme stratégique. L’interdiction de l’exportation doit permettre de mieux encadrer la circulation de l’iboga et de ses dérivés, tout en protégeant les connaissances traditionnelles qui lui sont associées.

Le décret prévoit par ailleurs des sanctions en cas de violation. Les contrevenants s’exposent aux dispositions prévues par les législations pénale, forestière et douanière en vigueur. Cette nouvelle réglementation soulève toutefois plusieurs questions sur sa mise en œuvre. Le contrôle des circuits de collecte, de transformation et de commercialisation nécessitera notamment une coordination entre les administrations compétentes.

La traçabilité de la ressource et le contrôle des éventuelles sorties clandestines du territoire constituent également des enjeux importants. Le texte adopté en Conseil des ministres devra ainsi permettre de préciser les modalités concrètes d’application de cette interdiction et les mécanismes de contrôle associés.

À travers cette décision, le gouvernement entend renforcer la protection de l’iboga tout en affirmant la nécessité de préserver le patrimoine culturel et les savoirs traditionnels liés à cette ressource. L’enjeu sera désormais de traduire cette interdiction en un dispositif de contrôle efficace, tout en assurant un encadrement adapté des usages autorisés sur le territoire national.

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