
Malgré un quatrième trimestre 2025 difficile, l’agriculture de rente au Gabon parvient à clôturer l’année sur une dynamique positive, sauvée in extremis par la bonne tenue du caoutchouc face aux déboires de la filière palme.

C’est une fin d’année en demi-teinte pour le secteur agricole gabonais.
Selon les récentes données de la Direction Générale de l’Économie et des Politiques Fiscales, l’indice de production de l’agriculture de rente a accusé un replisévère de 12,4 % au quatrième trimestre 2025.
Pourtant, sur l’ensemble de l’année, le secteur fait preuve de résilience en affichant une croissance cumulée de 1,6 %.
Une performance rendue possible par les dynamiques opposées de ses deux principales filières.
Le palmier à huile freiné par les éléphants

La principale cause de la contraction de fin d’année réside dans l’effondrement de la production des régimes de palme, qui a chuté de 26,4 % au dernier trimestre.
La filière a été frappée par une conjonction de facteurs défavorables tels que la fermeture du site de Pangani à Mandji et une baisse généralisée des rendements.
À cela s’ajoute le fléau persistant des conflits homme-faune, les intrusions répétées de pachydermes qui ravagent les plantations.
Malgré ce trimestre noir, les bonnes récoltes du début d’année permettent à la production d’huile de palme de sauver les meubles, enregistrant une très légère progression annuelle de 1,1 %.

À l’inverse, la filière du caoutchouc humide a joué les amortisseurs de crise.L’indice de production a bondi de 21,4 % entre octobre et décembre.
Cette embellie de fin d’année s’explique par les excellents résultats enregistrés par la société ORG, couplés à la reprise progressive des activités de la sociétéABG. Sur l’ensemble de l’année 2025, la production caoutchoutière s’apprécie de 2,4 %.
Une croissance appréciable, mais qui aurait pu être plus forte sans les difficultés structurelles rencontrées par ABG tout au long de l’année.



