Société

Ogooué-Ivindo : la société Maripoma sommée d’ouvrir l’axe Mekambo-Ekata Frontière avant le 28 août

En déplacement dans l’Ogooué-Ivindo depuis le 12 août 2026, le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgar Moukoumbi, a exigé des résultats immédiats de la société Maripoma, en charge de l’aménagement de l’axe Mekambo-Ekata Frontière.

Sur le terrain, le constat dressé par le membre du gouvernement est sans appel : neuf mois après le lancement du contrat, les travaux n’affichent pas d’avancée significative. Face à cette situation, Edgar Moukoumbi a fixé au 28 août la date limite pour permettre l’ouverture de la route et faciliter les déplacements des populations.

Maripoma face à ses responsabilités

Le contrat, dont le délai d’exécution est fixé à 48 mois, court depuis le 8 décembre 2025, à compter de l’ordre de service. Pour le ministre, le temps écoulé ne justifie plus l’absence de résultats visibles.

Edgar Moukoumbi a ainsi prévenu que les retards constatés entraîneront l’application de pénalités. Il a également écarté toute possibilité de recourir à un avenant pour prolonger les délais contractuels.

Pour accélérer le démarrage effectif du chantier, le ministre a demandé à Maripoma de mobiliser sans attendre les engins disponibles dans la région, plutôt que de patienter jusqu’à l’arrivée d’éventuels équipements supplémentaires depuis Libreville.

31 kilomètres déjà réalisés sur Mekambo-Mazingui

Le constat est nettement plus encourageant sur l’axe Mekambo-Mazingui. Sur les 56 kilomètres prévus, 31 kilomètres ont déjà été réalisés.

Dans cette zone forestière, les équipes poursuivent l’ouverture de la route afin de désenclaver les villages encore difficiles d’accès. L’objectif fixé par les autorités est de relier les quatre derniers villages concernés avant le 30 août.

Cette échéance doit notamment permettre aux habitants de ces localités de rejoindre Makokou pour les festivités programmées à cette date.

Accélérer les travaux avant les échéances

Pour le ministre des Travaux publics, la priorité est désormais de concentrer les efforts sur les portions pouvant être rapidement rendues praticables afin d’améliorer la circulation des populations.

Les situations observées sur Mekambo-Ekata Frontière et Mekambo-Mazingui traduisent ainsi deux niveaux d’avancement très différents sur les chantiers routiers de l’Ogooué-Ivindo. Une réalité qui pousse le gouvernement à accentuer la pression sur les entreprises chargées des travaux et à exiger des résultats concrets sur le terrain.

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