
Le Gabon rejette catégoriquement la créance de 300 millions de dollars réclamée par le fonds sud-africain Bosch Capital. Invoquant une décision de justice en sa faveur rendue à Londres, Libreville inverse le rapport de force et exige le versement de 110 000 euros.

La réclamation sud-africaine
Bosch Capital, ayant racheté les droits de la société d’armement Paramount Logistics, somme le Gabon de régler 300 millions de dollars d’ici le 3 septembre 2026.
Le litige remonte à des contrats d’équipements militaires signés entre 2006 et 2014, incluant l’achat de chasseurs Mirage F1AZ et des prestations de maintenance.
La riposte de Libreville

Le porte-parole du gouvernement, le Pr Charles Edgard Mombo, conteste fermement la légitimité de ces prétentions.
Pour le gouvernement, les documents présentés ne constituent pas des billets à ordre exigibles, mais des engagements liés à un dossier déjà arbitré.
Par ailleurs, Le 6 février 2026, la Cour de justice de Londres a « débouté Paramount et l’a condamnée à verser 110 000 € soit environ 72 millions de FCFA à l’État gabonais.

Estimant le contrat initial irrégulier et les demandes infondées, le gouvernement entend utiliser l’ensemble des recours juridiques pour protéger ses finances publiques.



