Société

Oyem : le Directeur d’académie provinciale placé en détention pour des faits présumés de violences faites aux femmes

Le Directeur d’académie provinciale (DAP) du Woleu-Ntem, Luc-Constant Megne, a été placé sous mandat de dépôt à Oyem, à la suite d’une plainte pour des faits présumés de violences faites aux femmes. L’information a été rendue publique le 31 août 2026 par le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, Raphaël Mangouka.

Selon le parquet, Luc-Constant Megne a été présenté à la justice après le dépôt, le 27 août dernier, d’une plainte par Zong Edzang Hurlaine Cheryle auprès de l’antenne provinciale de la Direction générale des recherches (DGR).

À l’issue de son examen par les autorités judiciaires, le responsable administratif a été placé sous mandat de dépôt dans le cadre d’une procédure de flagrant délit. Le procureur de la République a indiqué que le mis en cause ne contestait pas, à ce stade de la procédure, les faits qui lui sont reprochés.

« À la suite de son examen, le nommé Megne Luc-Constant, mis en cause et qui ne nie pas les faits qui lui sont reprochés, a été placé sous mandat de dépôt, suivant la procédure de flagrant délit », a déclaré Raphaël Mangouka lors d’un point de presse, selon des propos rapportés par Jouractu.

Une affaire désormais entre les mains de la justice

Le placement en détention provisoire ne constitue pas, en lui-même, une déclaration de culpabilité. Le Directeur d’académie provinciale devra désormais comparaître devant le tribunal correctionnel d’Oyem, où les faits seront examinés contradictoirement et où les responsabilités devront être établies conformément aux règles de procédure.

Le parquet rappelle que les violences faites aux femmes constituent une infraction encadrée par la législation gabonaise. Dans cette affaire, le ministère public s’appuie notamment sur les articles 2, 3, 34 et 35 de la loi n°06/2021 du 6 septembre 2021 portant élimination des violences faites aux femmes, ainsi que sur l’article 230 du Code pénal gabonais.

Cette procédure intervient alors que les autorités gabonaises affichent leur volonté de renforcer la réponse judiciaire face aux violences faites aux femmes. L’affaire du responsable de l’académie provinciale du Woleu-Ntem devrait donc désormais se poursuivre devant la juridiction compétente, seule habilitée à se prononcer sur les faits et à déterminer, au terme du procès, les éventuelles responsabilités pénales.

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