
Condamné à 20 ans de réclusion criminelle en 2024 pour vol qualifié, Méderic Menie M’Ondo s’était fait la belle. Après deux ans de clandestinité à Koula-Moutou, un nouveau braquage a scellé son destin. Rattrapé par la police, il connaîtra son nouveau sort le 19 mars prochain.

L’étau s’est définitivement resserré autour de Méderic Menie M’Ondo. Jeudi 12 mars dernier, ce Gabonais s’est de nouveau retrouvé face aux juges, marquant ainsi le terme de deux longues années de fuite.
L’affaire prend racine à la maison d’arrêt de Franceville.
Écroué depuis 2019 pour vol qualifié, l’homme est lourdement sanctionné en 2024 par la Cour criminelle et écopera de 20 ans de réclusion. Plutôt que de purger sa peine, il parvient à s’évader.
Le fugitif quitte précipitamment le Haut-Ogooué pour trouver refuge dans l’Ogooué-Lolo voisin, s’installant à Koula-Moutou, la ville natale de sa mère.
Pendant deux ans, il vit de petites bricoles et se reconstruit même une vie de famille. Il entame une relation amoureuse dont naîtront deux enfants.

Le vol de trop
Informé que l’étau policier se resserre autour de lui, le condamné panique. Il décide alors de quitter la province pour rallier Oyem, dans le Woleu-Ntem, afin d’y trouver refuge chez son père. Mais la fuite a un coût, et M’Ondo est sans le sou.
Poussé par l’urgence, ses vieux démons resurgissent. Il cambriole une habitation et y dérobe un fusil à pompe.
Son objectif est simple, brader l’arme à feu pour 100 000 francs CFA afin de se payer un billet de transport.
Un plan qui ne verra jamais le jour. Les agents de l’antenne de la Police Judiciaire (PJ) de Koula-Moutou, en alerte, parviennent à le neutraliser avant qu’il ne s’échappe.

Déféré devant le tribunal de première instance de Koula-Moutou, le fugitif est aujourd’hui de retour à la case départ.
Il a été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale pour évasion et vol aggravé.
Son horizon carcéral risque de s’assombrir encore un peu plus le jeudi 19 mars prochain, date très attendue du délibéré.


