
La tension monte d’un cran autour des élections à la Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT). Dans un communiqué cinglant diffusée ce jour par l’ancien international gabonais Remy Ebanega, les syndicats de joueurs montent au créneau pour faire barrage à la candidature de Pierre-Alain Mounguengui, accusé de vouloir masquer un lourd passif.

L’Association Nationale des Footballeurs Professionnels du Gabon (ANFPG) et l’Association des Footballeurs du Gabon (AFG) ont officiellement saisi la Commission de recours pour exiger l’invalidation de la candidature de l’équipe sortante.
Au cœur de la fronde, le refus catégorique de fermer les yeux sur les scandales qui ont entaché le mandat précédent.
Les syndicats rappellent avec force que cette candidature s’inscrit dans le sillage direct de l’affaire Patrick Assoumou Eyi dit Capelo.

Cet ancien sélectionneur des U-17 a été banni à vie par la FIFA pour des faits d’agressions sexuelles sur mineurs perpétrés entre 2006 et 2021.
Pour les représentants des joueurs, valider cette liste relève de la « banalisation de l’inacceptable ».
Ils dénoncent une volonté manifeste de « tourner la page sans vérité, sans responsabilité et sans rupture ».

Refusant les « arrangements » et les « apparences de régularité », les footballeurs exigent la suspension immédiate du processus électoral concernant cette liste et un réexamen total des questions d’éthique et d’intégrité.
Une crise ouverte qui résonne comme un ultimatum moral lancé aux instances dirigeantes.
« On ne saurait reconstruire le football gabonais sur le déni » affirment les joueurs.
Le ballon est désormais dans le camp de la Commission de recours électoral.

