National Foot 1 : l’USB s’enfonce dans un chaos administratif

L’Union Sportive de Bitam traverse une zone de fortes turbulences. Non pas sur le plan sportif, mais dans les coulisses administratives où le club enchaîne les irrégularités. Résultat : en l’espace de quelques heures, l’USB a vu s’envoler six précieux points, replongeant un peu plus l’institution du football gabonais dans le doute.
Tout s’est accéléré le lundi 13 avril 2026, lorsque la LINAFP a rendu publics ses procès-verbaux n°05 et n°07. Deux décisions lourdes de conséquences qui illustrent les manquements répétés du club bitamois. D’abord, la rencontre de la 5e journée face au Stade Migovéen. Initialement victorieuse (2-0), l’USB a finalement été sanctionnée d’une défaite sur tapis vert (0-3). En cause : l’alignement irrégulier de Yannick Aboghe, ancien joueur de Mangasport, dont la qualification n’était pas conforme.
Dans la foulée, la sanction est tombée une seconde fois. Cette fois-ci, elle concerne la 7e journée face au Canon 105. Là encore, le terrain avait souri aux Bitamois (victoire 3-1), mais l’administration en a décidé autrement. L’alignement de plusieurs joueurs non qualifiés a conduit à une nouvelle défaite sur tapis vert, aggravant un bilan déjà fragilisé.
Mais au-delà de ces sanctions ponctuelles, c’est toute la gestion du club qui interroge. Selon plusieurs sources, l’USB ne disposerait aujourd’hui que de huit joueurs qualifiés. Une situation critique, largement en dessous du minimum requis pour disputer sereinement les prochaines rencontres. À ce rythme, le club s’expose non seulement à de nouvelles sanctions, mais aussi à une spirale de défaites administratives difficilement réversible.
Cette crise n’est d’ailleurs pas sans précédent. En début de saison, l’Union Sportive de Bitam avait déjà été sanctionnée jusqu’à être provisoirement retirée du championnat, avant d’être réintégrée. Un signal d’alerte qui, visiblement, n’a pas été suffisamment pris en compte par les dirigeants.
Dès lors, une question s’impose : comment un club de cette envergure peut-il accumuler autant de manquements sans réaction immédiate ? L’urgence est désormais totale. Car au classement, la situation devient préoccupante : l’USB occupe désormais l’avant-dernière place, loin des ambitions qui ont longtemps fait sa réputation.
La suite de la saison s’annonce donc décisive. Entre impératif administratif et nécessité de résultats sportifs, Bitam joue bien plus que des points : c’est sa crédibilité et sa stabilité qui sont en jeu.



