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FEGAFOOT et CNOG : Le coup de sifflet final contre l’anarchie

Le Ministère des Sports a frappé un grand coup lundi 13 avril en suspendant les processus électoraux de la FEGAFOOT et du CNOG. Entre irrégularités majeures et mépris des textes, la tutelle a décidé de mettre un terme à la récréation pour restaurer l’autorité de la Loi.

Le vent du changement souffle sur le sport gabonais, et il ne fait pas de cadeaux aux institutions qui se croyaient au-dessus des lois.

Par la voix du ministre Ulrich Paul Kessany, l’État a stoppé net les ambitions d’Alain Mounguengui et de Crésans Pambo respectivement presidents sortant de la FEGAFOOT et du CNOG.

Par l’argument des « irrégularités administratives majeures », le ministère souhaite engagé une procédure de salubrité publique dans un secteur trop longtemps resté opaque.

La Loi n°033/2020 : l’arme fatale du ministère

Le ministère s’appuie sur un arsenal juridique implacable, en l’occurrence, la Loi n°033/2020 du 22 mars 2021.

« Le sport est une mission de service public relevant de la compétence exclusive de l’État », peut-on lire dans le texte.

Par ailleurs avec les articles 8, 9 et 20, le gouvernement rappelle une vérité que certains semblaient avoir oubliée.

Le Ministère des Sports détient un pouvoir de police administrative et de tutelle sur l’ensemble du secteur.

Crésans Pambo, Président sortant du CNOG

Aucune élection, aucun mandat ne peut primer sur la conformité aux lois de la République.

L’article 60 est d’ailleurs sans appel, sans agrément technique délivré par le ministère, l’exercice des activités sportives est caduc.

Or ces précisément ce documents tout comme l’absence de récépissé des collèges électoraux qui font défaut.

Alain Mounguengui stoppé net

Alors qu’il s’avançait seul vers un nouveau mandat à la tête de la Fédération Gabonaise de Football, Alain Mounguengui voit sa course brutalement interrompue.

Cette suspension indique qu’aucun statut international (CAF ou FIFA) ne saurait servir de bouclier contre l’exigence de transparence et de régularité administrative sur le sol gabonais. Le même constat s’applique au CNOG, sommé de revoir sa copie.

Pour la tutelle, l’heure n’est plus aux arrangements, mais à la « régularisation complète ».

La mise au pas nécessaire

Le ministère a été ferme. La reprise des scrutins est désormais conditionnée à une remise à plat totale de ces structures.

Par ce coup d’éclat, Ulrich Paul Kessany siffle la fin de l’impunité administrative.

Les fédérations sportives sont désormais prévenues; elles exercent sous l’autorité et le contrôle de l’État, ou elles n’exercent pas.

Le sport gabonais entame sa mue, et ce grand ménage semble être le passage obligé pour sortir les disciplines nationales du marasme institutionnel et des résultats catastrophiques.

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