
Lundi 13 avril 2026, le ministère des Sports a annoncé la suspension des processus électoraux à la FEGAFOOT et au CNOG. Une réafirmation de l’autorité de l’Etat qui s’appuie sur un arsenal juridique solide à savoir la Loi n°033/2020.

Le ministre Ulrich Paul Kessany a frappé un grand coup le 13 avril dernier.
Face à l’absence d’agrément techniques et de récépissés des collèges électoraux, la tutelle a ordonné l’arrêt immédiat des élections au sein de la Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT) et du Comité National Olympique (CNOG).
Si certains crient à l’ingérence, le droit, lui, semble donner raison au gouvernement.
Le sport est un service public

Loin d’être une intrusion arbitraire, cette suspension repose sur la Loi n°033/2020 du 22 mars 2021. Ce texte fondamental change la donne.
Les articles 8 et 9 consacrent le sport comme une « mission de service public » relevant de la compétence directe de l’État.
En clair, les fédérations ne sont pas des électrons libres, mais des partenaires agissant sous le contrôle de la puissance publique.
Un pouvoir de police administrative

Pour le ministère, il ne s’agit pas de choisir des hommes, mais de garantir la transparence.
L’article 20 de ladite loi confère au ministre un pouvoir de police administrative sur l’ensemble du secteur.
À ce titre, l’État a le devoir d’intervenir lorsque l’éthique ou la régularité des processus sont menacées.
De plus, l’exercice des activités sportives étant conditionné par un agrément technique (Art. 60), « le ministère est dans son plein droit de suspendre toute activité dans des structures ne répondant plus aux exigences légales ».
Une nécessaire remise à plat
Cette « pause » forcée vise une régularisation complète. Avec ce coup d’éclat, le ministère des Sports ne cherche pas à défier les instances internationales comme la FIFA, mais à assainir le cadre national pour que le sport gabonais reparte sur des bases saines et légale. La loi est dure, mais c’est la loi.



