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Ordre des médecins : le gouvernement suspend le processus électoral et rebat les cartes

À Libreville, le processus électoral au sein de l’Ordre des médecins connaît un coup d’arrêt. Dans un communiqué rendu public le 4 mai 2026, le ministère de la Santé annonce une série de mesures fortes, prises à l’issue d’une réunion tenue le jeudi 30 avril avec le bureau chargé de l’organisation des élections. En ligne de mire : les critères d’âge et d’ancienneté exigés pour briguer la présidence, vivement contestés par une partie des acteurs.

Première décision majeure : la suppression pure et simple de ces critères jugés discriminatoires. Une mesure qui ouvre potentiellement le jeu électoral à un plus grand nombre de praticiens, et qui traduit une volonté d’apaisement face aux tensions naissantes.

Mais le ministère ne s’arrête pas là. La campagne électorale en cours est suspendue, et l’ensemble du processus électoral reporté à une date ultérieure. Officiellement, il s’agit de « garantir un cadre consensuel et transparent ». Dans les faits, cette pause traduit surtout l’ampleur des désaccords internes et la nécessité de remettre à plat les règles du jeu.

Pour superviser la suite des opérations, un nouveau comité électoral sera mis en place. Particularité notable : il sera placé sous l’observation du Secrétaire général du ministère de la Santé, une manière pour les autorités de garder la main sur un processus devenu sensible.

En attendant, le bureau actuel chargé de l’organisation des élections est maintenu en fonction. Une continuité administrative qui vise à éviter un vide institutionnel, mais qui pourrait aussi susciter des interrogations sur la neutralité du dispositif.

À travers ces décisions, le ministère de la Santé tente de reprendre le contrôle d’un processus fragilisé, tout en envoyant un signal d’ouverture. Reste à savoir si ces ajustements suffiront à restaurer la confiance entre les différentes parties.

Dans son communiqué, le ministère appelle l’ensemble des acteurs à « se conformer aux présentes mesures pour la bonne conduite du processus électoral ». Un appel au calme, dans un contexte où l’enjeu dépasse largement une simple élection : il touche à la gouvernance et à la crédibilité même de l’Ordre des médecins.

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