
Après les pics d’inquiétude des dernières années, le Gabon semble retrouver unecertaine stabilité monétaire. Selon les dernières prévisions pour 2026, le tauxd’inflation devrait s’établir autour de 2,5 %, restant confortablement sous le seuil critique de 3 % fixé par la CEMAC. Une accalmie macroéconomique qui masque pourtant des réalités complexes sur le terrain.

Du pic de 2022 à l’accalmie
En 2022, le pays subissait de plein fouet le contrecoup de la crise ukrainienne et de la hausse des coûts du fret, propulsant l’inflation à 4,3 %.
Face à cette crise importée, la réaction conjuguée de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), qui a durci sa politique monétaire et les mesures d’encadrement des prix prises par l’État ont permis de faire refluer l’inflation à un plancher de 1,2 % en 2024, avant une légère remontée technique autourde 2,0 % en 2025.
La persistance de la vie chère

Malgré ces statistiques encourageantes, le soulagement se fait attendre dans lespaniers de la ménagère.
La baisse globale de l’inflation indique unralentissement de la hausse des prix, mais pas une baisse de ceux-ci.
Les produits alimentaires de base et le logement demeurent excessivement chers pour une grande partie de la population.

Pour tenter de traduire cette baisse statistique dans le quotidien des Gabonais, le gouvernement a multiplié les interventions d’urgence en 2026, notamment en suspendant les taxes sur plusieurs importations clés et en lançant les ventes directes de la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG).
Si l’inflation sur papier semble maîtrisée, la bataille pour un pouvoir d’achat durable, elle, sepoursuit.



