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Jean Gaspard Ntoutoume Ayi porte plainte pour diffamation contre Wilfrid Okoumba Kamitatu

Le différend prend désormais une tournure judiciaire. L’ancien directeur général de la Dette publique et député de la Nation, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, a officiellement saisi la justice à la suite de propos tenus à son encontre par Wilfrid Okoumba Kamitatu lors d’une émission diffusée sur Gabon Télévision.

Selon un communiqué de presse rendu public par le cabinet conseil de Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, une plainte pour diffamation publique a été déposée le 28 juillet 2026 auprès du procureur de la République. Cette action fait suite aux déclarations prononcées par Wilfrid Okoumba Kamitatu au cours d’une émission télévisée diffusée le 26 juillet 2026.

D’après le communiqué, les propos incriminés comporteraient des « imputations et insinuations » visant de manière identifiable l’ancien directeur général de la Dette publique, en laissant entendre qu’il se serait rendu coupable de faits d’enrichissement irrégulier durant l’exercice de ses fonctions. Le plaignant estime que ces déclarations, relayées sur un média à forte audience, portent atteinte à son honneur, à sa réputation et à sa considération.

Par cette procédure, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi affirme vouloir obtenir que ces allégations soient examinées par l’autorité judiciaire, seule habilitée à en apprécier le bien-fondé. Son conseil souligne que cette initiative s’inscrit dans une volonté de transparence et de respect des principes de reddition des comptes, dans un contexte où les débats sur la gestion des affaires publiques suscitent un vif intérêt au Gabon comme à l’international.

Le communiqué précise également que cette action est engagée « dans le strict respect des voies légales et judiciaires », traduisant la volonté de l’ancien responsable de la Dette publique de défendre ses droits devant les juridictions compétentes.

À ce stade, Wilfrid Okoumba Kamitatu ne s’est pas publiquement exprimé sur le dépôt de cette plainte. Il convient de rappeler que le dépôt d’une plainte ne préjuge pas de l’issue de la procédure, et qu’il appartiendra à la justice de déterminer si les faits reprochés sont constitutifs de diffamation ou non. Cette affaire pourrait ainsi ouvrir un nouveau chapitre judiciaire autour des échanges publics portant sur la gestion des finances publiques et la responsabilité des anciens gestionnaires de l’État.

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