Projet Infantino : 23 milliards de FCFA pour la FEGAFOOT, Pierre Alain Mounguengui au centre des attentes

Une enveloppe financière historique pourrait bientôt être mise à la disposition des 211 fédérations membres de la FIFA. Selon une information révélée par The Times, le président de l’instance mondiale, Gianni Infantino, propose un nouveau modèle de développement commercial qui permettrait à chaque fédération de percevoir jusqu’à 35 millions d’euros, soit près de 23 milliards de FCFA, si le projet est adopté. Au Gabon, cette perspective relance déjà les débats sur les priorités et la gouvernance de la FEGAFOOT, dirigée par Pierre Alain Mounguengui.
Le projet de Gianni Infantino en quelques mots

D’après The Times, la FIFA souhaite créer une nouvelle société chargée de gérer les droits commerciaux de plusieurs de ses compétitions, notamment la Coupe du monde masculine, la Coupe du monde féminine et la Coupe du monde des clubs.
L’objectif est d’accroître les revenus générés par ces compétitions grâce à l’entrée de nouveaux investisseurs. En contrepartie, les fédérations membres bénéficieraient d’une augmentation significative de leurs financements.
Le projet n’a toutefois pas encore été adopté et devra être soumis à l’approbation des associations nationales.
Ce que cela représenterait pour la FEGAFOOT
Si cette réforme était validée, la FEGAFOOT pourrait théoriquement bénéficier d’une enveloppe estimée à 35 millions d’euros, soit près de 23 milliards de FCFA.
Une telle somme pourrait transformer le paysage du football gabonais. Modernisation des infrastructures, développement des championnats nationaux, soutien au football féminin, formation des jeunes, amélioration des conditions de travail des arbitres ou encore accompagnement des sélections nationales : les perspectives seraient nombreuses.
À ce stade, aucune indication n’a toutefois été donnée sur les modalités de répartition ou d’utilisation de ces ressources.
Une manne financière qui relance le débat sur la gouvernance

Si le projet de la FIFA venait à être approuvé, la FEGAFOOT se retrouverait à la tête d’une enveloppe sans précédent. Une opportunité qui pourrait constituer un véritable tournant pour le football gabonais, mais qui remettrait également au premier plan les questions de gouvernance et de transparence.
Quels seraient les projets prioritaires ? Quelle part serait consacrée au football féminin, aux compétitions nationales, à la formation des jeunes, aux infrastructures ou encore au développement des clubs ? Des mécanismes de suivi et de contrôle seraient-ils mis en place pour garantir une utilisation efficace de ces ressources ?
Dans un contexte où la gouvernance du football gabonais fait régulièrement l’objet de débats, l’éventuelle arrivée d’un tel financement alimenterait inévitablement les attentes des acteurs du football et de l’opinion publique. Au-delà du montant annoncé, c’est surtout la manière dont ces fonds seraient gérés qui pourrait rapidement devenir le véritable enjeu.
Une réforme loin de faire l’unanimité
Le projet de Gianni Infantino suscite déjà des réserves sur la scène internationale. Plusieurs acteurs du football estiment que cette réforme mérite une concertation plus large et s’interrogent sur les conséquences d’une ouverture accrue des activités commerciales de la FIFA à des investisseurs privés.
En attendant une décision définitive, une certitude demeure : si cette proposition est validée, la FEGAFOOT pourrait bénéficier d’un financement inédit de près de 23 milliards de FCFA. Une perspective qui pourrait marquer un tournant pour le football gabonais et raviver le débat sur la gouvernance, la transparence et les priorités du football national.



