Politique

Candidature de Macky Sall à l’ONU : un soutien mitigé des pays africains ne freine pas l’ancien président sénégalais

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, maintient sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), malgré une opposition marquée de plusieurs États africains. Le continent, qui n’a pas réussi à se mettre d’accord via l’Union africaine (UA), expose une fracture politique autour de sa candidature, y compris au sein de son propre pays.

Le désaveu de l’UA constitue un revers symbolique, d’autant plus sensible que le Sénégal, son pays natal, fait partie des pays opposants. Selon Radio France Internationale (RFI), « 20 États africains ont opposé leur veto » à sa candidature, révélant des divergences profondes sur la scène continentale. À Dakar, les autorités actuelles, qui appartiennent à des clans politiques différents de ceux de Macky Sall, se montrent réticentes à soutenir l’ancien chef de l’État, ce qui alimente cette dynamique défavorable.

Une candidature toujours active malgré les divisions

Malgré ce rejet, l’entourage de Macky Sall assure que sa candidature reste « sur les rails ». Selon Seydou Guèye, cadre de son parti, 36 pays africains sur 54 auraient exprimé leur soutien, soit environ 61 % du continent. Pour ses partisans, le manque de consensus au niveau de l’UA représente davantage une question politique qu’un obstacle juridique à l’ONU.

Certains États ont même ajusté leur position récemment. Le camp de Macky Sall affirme que le nombre d’opposants a diminué à 18, avec des pays comme l’Égypte et le Liberia ayant revu leur position. D’autres, comme le Nigeria, restent réservés, invoquant le principe de rotation régionale qui favoriserait selon eux l’Amérique latine pour le prochain mandat.

Malgré ces divergences, l’ancien président sénégalais demeure confiant dans la procédure onusienne, qu’il juge indépendante des arbitrages africains. Convaincu de la solidité de son projet international, il poursuit sa campagne, déterminé à briguer la succession d’António Guterres, dont le mandat à l’ONU se termine fin 2026.

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