
L’agro-industrie gabonaise subit un choc majeur avec une chute brutale de 26,4 % de sa production d’huile de palme brute au quatrième trimestre 2025. Le volume s’établit à seulement 22 458,6 tonnes, marquant un recul historique pour ce pilier de la diversification économique.

Ce déficit de près de 8 000 tonnes par rapport au trimestre précédent entraîne un manque à gagner colossal pour les opérateurs.
Sur seulement trois mois, la perte de revenus théorique pour le secteur dépasse les 4 milliards de FCFA.
Un résultat qui met en péril la rentabilité d’investissements globaux évalués à plusieurs centaines de milliards.

Ce naufrage productif est principalement dû à l’intensification du conflit homme-faune.
Les incursions répétées d’éléphants dans les plantations de Mouila et de Kango ravagent les cultures et désorganisent la logistique.

Au-delà des pertes financières, cette situation menace l’approvisionnement des raffineries locales et la stabilité des prix de l’huile de table.
Pour 2026, l’enjeu est de sécuriser les zones de production afin d’éviter la fuite des investisseurs face à la concurrence régionale.



