ANBG : apurement annoncé d’une dette de 14,7 milliards FCFA envers les établissements privés

La directrice générale de l’Agence Nationale des Bourses du Gabon (ANBG), Paule Elisabeth Désirée Mboumba Lassy, a annoncé ce 22 avril une série de mesures destinées à assainir les relations financières entre l’État et les établissements d’enseignement supérieur privés. L’annonce principale porte sur le règlement intégral d’une dette évaluée à 14,7 milliards de francs CFA, accumulée au titre des années académiques 2023-2024 et 2024-2025.
Face à la presse, la responsable de l’ANBG a dressé un état des lieux de la situation et confirmé que les paiements sont en cours de traitement. Selon elle, cette décision résulte des orientations données par les plus hautes autorités du pays, avec pour objectif de sécuriser la poursuite des études des étudiants boursiers inscrits dans le privé.
Un règlement attendu d’ici la fin de semaine prochaine
La directrice générale a indiqué que les établissements concernés devraient, sous réserve du respect des procédures administratives, entrer en possession des sommes dues dans les prochains jours. « Nous allons procéder à l’apurement total de ces arriérés », a-t-elle déclaré, précisant que seules les structures ayant transmis leurs factures dans les délais pourront être réglées immédiatement. Les autres devront attendre l’exercice budgétaire en cours.
Cette mesure concerne directement 7 209 étudiants boursiers orientés vers les universités et grandes écoles privées du pays. Une population qui avait récemment fait face à des incertitudes, certains établissements ayant évoqué des suspensions de cours en raison des retards de paiement.
Des assurances pour les étudiants et les familles
Dans son intervention, la direction de l’ANBG a voulu se montrer rassurante, affirmant que la situation est désormais en voie de normalisation. Elle a également souligné que les paiements des bourses destinées aux étudiants au Gabon sont déjà effectués jusqu’au mois de janvier, et que les règlements de février à avril sont en cours de traitement.
Pour les étudiants gabonais à l’étranger, notamment en France et au Sénégal, des opérations de rattrapage sont également engagées, avec plusieurs situations déjà régularisées jusqu’en mars selon les pays. Dans l’enseignement secondaire, les allocations seraient globalement à jour, sous réserve de la transmission de certains documents administratifs liés au deuxième trimestre.
Renforcement des contrôles sur le terrain
Au-delà des aspects financiers, l’ANBG entend renforcer ses mécanismes de suivi. Des équipes sont désormais déployées sur le terrain afin de vérifier la présence effective des étudiants, leur assiduité et leur participation aux examens.
L’objectif affiché est de garantir une meilleure traçabilité de l’utilisation des fonds publics et d’assurer la conformité des données transmises par les établissements. « Nous voulons nous assurer que les informations reçues correspondent à la réalité », a insisté la directrice générale, évoquant une exigence accrue de rigueur dans la gestion des bourses.
Reconnaissant des difficultés dans le traitement des dossiers et certains retards passés, la direction de l’ANBG appelle néanmoins à la patience des partenaires et des bénéficiaires. Elle rappelle que le système des bourses demeure un effort budgétaire important pour l’État gabonais, mobilisé en priorité pour soutenir la formation des jeunes. Avec ces annonces, les autorités entendent tourner la page des tensions financières et restaurer la confiance entre les établissements privés, les étudiants et l’administration des bourses.



