Fegafoot en crise : la FIFA et la CAF débarquent à Libreville ce jeudi

La situation du football gabonais connaît un nouveau tournant. Après la suspension des processus électoraux de la Fédération Gabonaise de Football (Fégafoot) et du Comité National oOympique du Gabon (CNOG), le gouvernement cherche désormais à apaiser les tensions avec ses partenaires internationaux.
Dans son point de presse, le ministre des Sports, Paul-Ulrich Kessany, a lancé un appel clair à l’accompagnement du Comité international olympique, de la FIFA et de la Confédération africaine de football. L’objectif affiché : engager des réformes profondes pour assainir et moderniser le secteur sportif gabonais.
Dans la foulée, la réaction des instances internationales ne s’est pas fait attendre. La FIFA et la CAF ont décidé de dépêcher une mission conjointe à Libreville prevu pour ce jeudi 16 avril 2026, selon L’Union. Pas moins de six émissaires sont attendus pour tenter de désamorcer la crise née de cette décision gouvernementale.
Dans un premier temps, ces experts entameront des discussions avec le ministère des Sports. Ensuite, ils rencontreront le bureau exécutif sortant de la Fégafoot afin d’évaluer la situation dans sa globalité. Cette double consultation devrait permettre d’aboutir à une solution transitoire.
Selon plusieurs sources, une piste se dessine déjà. La FIFA envisagerait de confier la gestion des affaires courantes au bureau sortant, dirigé par Pierre-Alain Mounguengui, pour une durée de huit mois. Une mesure qui viserait à stabiliser l’institution en attendant un processus électoral apaisé.
Par ailleurs, plusieurs points sensibles devraient être abordés au cours des échanges. Il s’agit notamment du sort des trois candidats recalés par la commission électorale. Mais aussi des statuts et du collège électoral, que la FIFA ne souhaiterait pas voir modifiés.
Cette mission s’annonce décisive pour l’avenir du football gabonais. Entre volonté de réforme de l’État et exigences d’autonomie des instances sportives, l’équilibre reste fragile. Les prochains jours seront donc déterminants pour éviter une crise plus profonde, voire des sanctions internationales.



