
Le dimanche 6 septembre 2026, le Ministère du Logement a mis un point final à un litige complexe qui durait depuis 1994. Le compromis trouvé sauve une quarantaine de familles de l’expulsion, tandis que le propriétaire lésé sera indemnisé par l’État.

C’est une épine vieille de plus de trois décennies qui vient d’être retirée du pied des habitants du 6e arrondissement de Libreville.
Depuis 1994, un bras de fer juridique opposait Monsieur Serge Esnault, détenteur d’un titre foncier en bonne et due forme à Nzeng-Ayong, à plusieurs dizaines de familles installées illégalement sur sa propriété.
Sous l’égide du ministre du Logement, Mays Mouissi, un protocole d’accord historique a été signé pour ramener la paix sociale, grâce à une solution de compensation inédite.

Une compensation de 3 à 4 hectares pour le propriétaire
Pour débloquer la situation, l’État a joué la carte de l’échange foncier. Dans le document signé par les différentes parties, Serge Esnault accepte de renoncer définitivement aux procédures d’expulsion et cède à l’État la portion de son terrain actuellement occupée par les familles.

En contrepartie de cet, le propriétaire ne sera pas lésé. Selon nos informations, l’État s’est engagé à lui attribuer une parcelle de compensation équivalente à la superficie perdue, estimée entre 3 et 4 hectares.
Une opération qui permet de rétablir Monsieur Esnault dans ses droits tout en évitant un drame humanitaire.



