

Le village de Ngouloumiogou, dans la province de l’Ogooué-Maritime, est en deuil après que deux de ses habitants ont été tués par des éléphants dans la nuit du du 12 au 13 novembre. Ce drame relance avec force la question du conflit croissant entre les humains et la faune sauvage.
Les deux victimes, connues comme Rambo et Bèb, tentaient de protéger leurs cultures, déjà ravagées la veille, lorsque les pachydermes ont chargé.
Les habitants, excédés, dénoncent un sentiment d’abandon face à des attaques devenues récurrentes qui détruisent leurs moyens de subsistance et menacent leurs vies.

Il y’a quelques temps, une fillette avait été enlevé par un gorille. Faute de suivi médicale, cette enfant ne voit plus que d’un œil désormais, rapportent nos confrères d’Ogooué Maritime Info.
Réagissant à la tragédie, le sénateur du département, Georges Mpaga, a exprimé ses condoléances et annoncé l’envoi prochain d’une mission d’experts.

L’objectif est de proposer des « solutions concrètes et efficaces » pour protéger les populations et sécuriser les zones agricoles.
En attendant, la communauté de Ngouloumiogou espère que ce drame marquera un tournant et que les promesses se traduiront enfin en actes pour mettre fin à leur calvaire.



