Poulet de chair : l’AGANOR fixe les règles

L’AGANOR a lancé ce lundi à Libreville un séminaire déterminant pour définir les normes de la filière avicole nationale. L’objectif est de préparer l’arrêt des importations de poulets de chair d’ici 2027.

Sous la présidence de Marina Pemba Mavoungou, Directeur Général de l’Agence Gabonaise de Normalisation (AGANOR), les travaux d’adoption des normes relatives à la production locale de poulets de chair ont débuté lundi.
Ce chantier technique est le préalable indispensable à l’ambitieux projet gouvernemental d’interdire l’importation de volaille dès le 1er janvier 2027.
Une exigence de qualité

« Cette mesure vise à stimuler l’entrepreneuriat local tout en améliorant la qualité de la volaille consommée », a rappelé la Directrice Générale lors de son allocution.
Durant quatre jours, les experts du Comité Technique « Produits alimentaires » (CT1), regroupant l’administration, le secteur privé et les représentants des consommateurs (OGC), doivent valider un corpus de 25 normes.
Celles-ci encadreront strictement toute la chaîne de valeur, de la fabrication des aliments pour animaux jusqu’aux conditions de stockage en magasin.
Six normes déjà adoptées

Le ton a été donné dès la première journée avec l’adoption de six textes majeurs.
Ces normes, alignées sur les standards internationaux (ISO), garantissent que le « poulet gabonais » répondra aux meilleures exigences de sécurité sanitaire.
Transport, microbiologie, management de la sécurité alimentaire et même impact climatique, rien n’a été laissé au hasard.
Un enjeu national

Ce projet, piloté par le Ministère de l’Agriculture avec le soutien du Ministère de l’Industrie, ne se limite pas à une simple régulation technique.
Il s’agit d’un levier économique majeur destiné à réduire la dépendance du pays vis-à-vis de l’extérieur et à créer des emplois dans les zones rurales et périurbaines.
À moins d’un ans de l’échéance, le compte à rebours est lancé.



