
Avec un marché pharmaceutique en progression constante, atteignant 76 milliards de FCFA de chiffre d’affaires , le Gabon tente de transformer un modèle historiquement dépendant de l’extérieur. Le gouvernement s’est fixé pour objectif de réduire de 30 % les importations de médicaments au profit de la production locale.

Pour relever ce défi de souveraineté sanitaire, l’État s’appuie sur a Santé Pharmaceutique, seule unité de production du pays installée dans la zone de Nkok.
Spécialisée dans les médicaments génériques,l’usine bénéficie d’un soutien financier de 5,9 milliards de FCFA de la part de la BDEAC pour accroître ses capacités.
Cependant, le chemin vers l’indépendance reste jalonné d’obstacles.

D’une part, la chaîne d’approvisionnement privée demeure très centralisée autour de deux distributeurs historiques (Pharmagabon et Ubipharm).
D’autre part, comme la majorité des pays africains qui importent plus de 70 % de leurs produits de santé, le Gabon doit composer avec la dépendance extérieure pour l’achat desprincipes actifs indispensables à la fabrication des formules.

La restructuration en cours de l’Office Pharmaceutique National (OPN) montreune volonté politique de rééquilibrer le secteur.
Reste à savoir si la cadence industrielle nationale parviendra à suivre la demande tout en garantissant des tarifs compétitifs face aux géants mondiaux de l’importation.



