Société

Affaire Wilfried Okoumba Kamitatou : trois nouvelles plaintes viennent s’ajouter au dossier

Le dossier judiciaire concernant Pierre Wilfried Okoumba, connu sous le pseudonyme de Kamitatou, connaît un nouveau développement. Trois nouvelles plaintes auraient été introduites contre lui par Victorine Tchiko, Yvon Guy Donat Tchicot et Jean Gaspard Ntoutoume Ayi.Selon des informations recueillies auprès de sources proches de la défense, Wilfried Okoumba, actuellement détenu à la prison centrale de Libreville, a été extrait de son lieu de détention vendredi 7 août, aux alentours de 9 heures, avant d’être conduit au parquet de la République.

Cette présentation devant les autorités judiciaires devait permettre d’examiner les nouvelles plaintes déposées à son encontre. Toutefois, l’absence des plaignants aurait empêché la tenue des auditions prévues. Après plusieurs heures d’attente, le parquet aurait décidé de reporter l’examen du dossier à la semaine prochaine, afin de réunir l’ensemble des parties.

Un dossier déjà ouvert à la suite d’une première plainte

Ces nouvelles procédures viennent s’ajouter à une information judiciaire déjà ouverte contre Wilfried Okoumba à la suite d’une plainte déposée par Pierre Duro, ressortissant franco-gabonais et chef de mission de la Task Force chargée de la dette extérieure et intérieure.Cette première procédure avait abouti au placement de Wilfried Okoumba sous mandat de dépôt le 3 août dernier, d’après plusieurs sources judiciaires concordantes.

Selon son entourage judiciaire, les faits dénoncés dans les trois nouvelles plaintes présenteraient des similitudes avec ceux faisant déjà l’objet de la première procédure. À ce stade, les autorités judiciaires n’ont toutefois pas communiqué publiquement sur le contenu précis des plaintes.

Un passage par le Palais de justice marqué par une audition

Au cours de sa présence au Palais de justice de Libreville, Wilfried Okoumba aurait également été reçu par deux agents de la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI-CEDOC), selon des sources concordantes.

La nature et les motifs exacts de cet entretien n’ont, pour l’heure, pas été précisés.Après plusieurs heures passées au Palais de justice, le détenu a finalement été reconduit à la prison centrale de Libreville vers 16 h 05.

Les circonstances de son interpellation toujours au centre des interrogations

L’interpellation de Wilfried Okoumba, survenue le 31 juillet 2026 à son domicile d’Akanda, continue par ailleurs de susciter des réactions dans son entourage. Selon le récit livré par sa famille, plusieurs officiers de police judiciaire se seraient présentés à son domicile à bord de quatre véhicules avant de procéder à son interpellation.

Sa mère, qui affirme avoir assisté à la scène, aurait suivi son fils dans l’un des véhicules afin de connaître sa destination. Elle soutient que son téléphone ainsi que celui de Wilfried Okoumba auraient ensuite été confisqués à leur arrivée dans les locaux de la Police judiciaire.

Toujours selon ce témoignage familial, elle aurait récupéré son téléphone aux environs de minuit. Elle aurait ensuite reçu, par l’intermédiaire d’un officier de police judiciaire, un message de son fils lui demandant de regagner son domicile. Ces éléments relèvent toutefois du témoignage de la famille et ne sauraient, en l’état, être considérés comme des constatations judiciaires établies.

La présomption d’innocence reste de rigueurL’ouverture de nouvelles procédures judiciaires ne constitue pas, à elle seule, une déclaration de culpabilité. Les plaintes déposées doivent encore être examinées par les autorités compétentes et les faits dénoncés faire l’objet des vérifications prévues par la procédure pénale.

Pierre Wilfried Okoumba, alias Kamitatou, reste donc présumé innocent jusqu’à l’intervention d’une décision de justice définitive établissant, le cas échéant, sa culpabilité.L’évolution de cette affaire devrait être suivie dans les prochains jours, notamment avec la reprise annoncée de l’examen des nouvelles plaintes et la comparution des différentes parties.

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