
Nommé le 18 septembre, le nouveau directeur général du Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS) hérite d’un mastodonte financier. Sa mission : ramener la stabilité et imposer la rentabilité d’ici 2030.

Ismaël Libizangomo savait à quoi s’attendre. En prenant les rênes du FGIS, il devient le quatrième dirigeant à occuper ce fauteuil depuis 2023.
Une valse managériale qui contraste avec la vocation de temps long de l’institution, véritable bras armé financier de l’État.
Sur le bureau du nouveau patron, les dossiers sont titanesques. Le FGIS suit près de 1,89 milliard de dollars d’actifs et gère des participations vitales pour l’économie gabonaise.
49 % dans Gabon Télécom, ainsi que des parts stratégiques dans l’UGB, AFG Bank et la SCG-Ré.
Il lui faudra également maintenir le rythme des grands projets d’infrastructures portés par sa filiale, la FMCT.

Mais la véritable urgence sera d’allier croissance patrimoniale et rentabilité financière.
Si la valeur du portefeuille a fortement progressé ces dernières années, le FGIS a tout de même accusé une perte nette avoisinant les 900 millions de FCFA sur l’exercice 2024.
La feuille de route d’Ismaël Libizangomo est d’ores et déjà tracée par les objectifs institutionnels : atteindre d’ici 2030 une valorisation supérieure à 600 milliards de FCFA et sécuriser 200 milliards de liquidités.

Pour y parvenir, le nouveau dirigeant devra rassurer les partenaires, garantir une stricte étanchéité comptable avec le Fonds souverain, et prouver que malgré les tempêtes à sa tête, le navire FGIS sait garder son cap.



