Affaire BR-Sarl : Ecobank, UBA et Orabank à la barre

Le feuilleton judiciaire de l’affaire BR-Sarl a connu un nouveau tournant devant le tribunal commercial de Libreville le jeudi 20 août. Les banques Ecobank, UBA et Orabank sont désormais acculées par le CAPPE pour leur rôle présumé dans la ruine de milliers d’épargnants.

Le Congrès des Agents Publics Publics et Parapublics de l’Etat (CAPPE), dirigé par Emmanuel Mve Mba, ne décolère pas. L’organisation accuse les trois institutions bancaires de « blanchiment de capitaux et terrorisme ».
Au cœur du litige, l’ouverture frauduleuse de comptes au profit de la défunte micro-finance BR-Sarl, une entité qui ne disposait pourtant d’aucun agrément officiel ni de reconnaissance de la part de la COBAC.
Pour le CAPPE, cette légèreté bancaire a facilité la spoliation de 18 000 familles gabonaises.
Lors de l’audience de mise en l’état jeudi, les pièces à conviction concernant Ecobank ont été officiellement déposées devant la Cour.
Afin de garantir un traitement global du dossier, le tribunal a renvoyé l’affaire au 3 septembre prochain.

Cette date butoir devrait permettre la présentation des éléments de preuve concernant UBA et Orabank avant qu’un verdict ne soit prononcé.
Les plaignants réclament la restitution des 32 milliards de FCFA de capitaux investis, assortis de 49 milliards de FCFA de dommages et intérêts. «
La justice gabonaise s’est saisie du dossier, les épargnants seront remboursés », a martelé Emmanuel Mve Mba à la sortie de l’audience.
Le rendez-vous est pris pour le 3 septembre, une date qui pourrait marquer la fin d’un long calvaire pour les victimes



