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À Oyem, la FEGAKAMA veut redynamiser le karaté dans le Woleu-Ntem

La Fédération gabonaise de karaté-do et arts martiaux affinitaires (FEGAKAMA) poursuit sa volonté de renforcer la présence de ses structures sur le terrain. En séjour à Oyem depuis le 21 août, le président fédéral Claude Pamphil Youmou Andimi, accompagné de plusieurs cadres techniques, a conduit une mission dans le Woleu-Ntem.

Accueillie par le président de la Ligue provinciale, Hyacinthe Nguéma Allogho, la délégation fédérale a notamment organisé, vendredi 22 août, un stage technique à Oyem. Celui-ci a été animé par l’expert fédéral Stéphane Awar, 6e dan, et le directeur technique national Serge Engohang Nzamba, 5e dan.

Avant cette séance, une rencontre de travail a réuni les responsables de la Ligue du Woleu-Ntem et les différents cadres du karaté de la province. Les échanges ont notamment porté sur la redynamisation de la ligue et sur les conditions nécessaires au développement de la discipline.

Sur le terrain, plusieurs besoins apparaissent. Le manque d’équipements, notamment de tatamis, l’activité réduite de certains clubs et la question du financement constituent autant de difficultés auxquelles les acteurs locaux doivent faire face. La présence de la fédération permet ainsi de renouer le contact avec les structures provinciales et d’apporter un accompagnement technique.

Un premier pas, mais encore beaucoup à faire

La démarche est positive. Pour une ligue qui cherche à retrouver davantage d’activité, la venue des responsables fédéraux, la formation des encadreurs et l’échange direct avec les acteurs locaux constituent forcément un apport.

Mais cette dynamique devra être inscrite dans la durée. Un stage, aussi important soit-il, ne peut à lui seul répondre aux besoins matériels et financiers d’une structure sportive. Le développement des clubs passe également par un équipement adapté, des compétitions régulières et des moyens permettant aux pratiquants de s’entraîner dans de bonnes conditions.

Cette situation renvoie aussi à une problématique plus large du sport gabonais : celle de l’accompagnement des différentes fédérations. Sans disposer ici d’éléments permettant d’établir une comparaison précise entre les disciplines, les acteurs des sports de combat réclament régulièrement davantage de soutien, notamment au regard de la place et des moyens généralement accordés au football.

Reste maintenant à transformer cette présence ponctuelle en une dynamique durable, avec des réponses concrètes aux besoins identifiés sur le terrain.

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