
Présenté comme une révolution verte et sociale, le projet de taxis électriques « Ndzela » vire-t-il au fiasco ? Alors que l’initiative devait transformer des chauffeurs en entrepreneurs, les témoignages qui nous parviennent décrivent une réalité financière intenable, bien loin des promesses initiales.

Le contrat social semble rompu. Au lancement, le versement journalier de 25 000 FCFA devait inclure une couverture CNSS et une épargne logement.
Aujourd’hui, ces filets de sécurité auraient disparu, tandis que la facture, elle, se serait alourdie.
Entre le loyer et les frais annexes, les chauffeurs débourseraient désormais près de 27 000 FCFA chaque jour, sans aucune garantie pour l’avenir. L’équation économique dénoncée est alarmante.

Une fois déduits le loyer, le lavage et surtout le coût de l’énergie fixé à 90 000 FCFA, le « bénéficiaire » ne rentrerait chez lui qu’avec une misère comprise entre 5 000 et 10 000 FCFA.
Un revenu de survie qui rendrait impossible tout entretien sérieux du véhicule ou épargne personnelle.

«Celui qui ne veut pas, dépose les clés », c’est la réponse que donnerait l’administration de Ndzela face à cette précarité.
Une intransigeance qui, si elle perdure, risque de transformer ce projet pilote en cimetière de voitures électriques, faute de conducteurs capables de suivre la cadence infernale imposée.


