Victime de viol : Les étapes à suivre dans les premières 72 heures

Au Gabon comme dans la plupart des pays, le viol est défini comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ».
Pour les victimes, les 72 heures qui suivent l’agression sont primordiales. Cette période permet de bénéficier d’une prise en charge médicale d’urgence, de prévenir le VIH et les grossesses non désirées, et de recueillir les preuves nécessaires à l’établissement d’un certificat médical.
Les victimes, souvent traumatisées, ont parfois du mal à se confier ou à dénoncer par peur de représailles. Il faut le rappeler : le viol n’est pas causé par la tenue, l’heure ou le comportement de la victime. La responsabilité est à 100 % du côté de l’agresseur.
Que faire après un viol ?
La première chose à faire est de se rendre dans un centre spécialisé ou aux urgences dans les 72 heures. C’est le plus important, avant même d’entamer une procédure judiciaire.
Au Gabon, le Centre SIRE, situé à Nzeng-Ayong, au-dessus de la pharmacie de garde, en face du dispensaire des Sœurs, accueille les victimes de violences sexuelles.
La prise en charge y est gratuite et confidentielle. Elle comprend :
- Une consultation médicale
- Des tests de dépistage et la prophylaxie post-exposition si nécessaire
- Un soutien psychologique pour écouter et rassurer les victime
Le centre SIRE répond aux : 076 52 04 01 / 062 58 65 58.
Peines et sanctions
Au Gabon, le viol est passible d’une peine d’emprisonnement allant de 5 à 10 ans, assortie d’une amende pouvant atteindre plusieurs millions de FCFA.
Depuis la loi 006/2021, le viol conjugal est également reconnu et puni de 15 ans de prison et 50 millions de FCFA d’amende.
Les peines sont alourdies lorsque le viol est commis sur des personnes vulnérables : femmes enceintes, mineurs, personnes âgées, malades, etc.
Parler à un professionnel ou à une personne de confiance est essentiel dans le processus de reconstruction. Dénoncer l’agresseur, lorsque cela est possible, permet de se protéger et de protéger d’autres personnes. Le Centre SIRE accompagne gratuitement et sans jugement les victimes de violences sexuelles.



