Lébamba : une vendeuse de « manioc aux cacas » à la barre ce jeudi

Une affaire particulièrement choquante secoue actuellement la province de la Ngounié et provoque une vive indignation au sein de l’opinion publique. À Lebamba, une vendeuse de manioc, dont l’identité n’a pas été rendue publique, a été écrouée à la prison centrale de Mouila après de graves accusations liées à la commercialisation de bâtons de manioc contenant des matières fécales.
D’après les informations relayées par l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), la mise en cause exerçait ses activités commerciales dans le département de la Louetsi-Wano, où elle vendait régulièrement ce produit très consommé dans les foyers gabonais. Rien ne laissait présager un tel scandale dans cette localité habituellement calme.
L’affaire aurait éclaté la semaine dernière après l’achat de plusieurs bâtons de manioc par une cliente dans un point de vente fréquenté de la ville. Ce n’est qu’une fois de retour chez elle, au moment de préparer le repas familial, que cette dernière aurait découvert avec stupeur la présence de matières fécales à l’intérieur du produit emballé dans des feuilles.
Profondément choquée par cette découverte, la cliente aurait immédiatement alerté les autorités locales. Très vite saisies, les forces de sécurité ont procédé à l’interpellation de la commerçante afin d’ouvrir une enquête sur ces faits jugés particulièrement graves, tant sur le plan sanitaire que social.
Présentée devant le parquet près le tribunal de première instance de Mouila après sa garde à vue, la suspecte a été placée sous mandat de dépôt. Le ministère public la poursuit notamment pour des faits présumés de sorcellerie et de charlatanisme, des accusations qui alimentent de nombreuses réactions au sein de la population locale.
Le procès de la prévenue est annoncé pour le jeudi 28 mai prochain. Si les faits qui lui sont reprochés sont confirmés par la justice, elle risque une lourde condamnation pouvant aller jusqu’à dix années d’emprisonnement, accompagnées d’une amende estimée à cinq millions de francs CFA.



