
Réunies ce samedi à Libreville à l’occasion de ladeuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF), les forces productives du paysfont face à une équation financière majeure, celle de mobiliser les deux tiers du financement de la trajectoire nationale de développement.

Toutefois, la clé de voûte de ce programme repose sur le secteur privé, dont la contribution attendue s’élève à 18 000 milliards de FCFA.
Un tel effort de financement place désormais les entreprises au cœur de la croissance nationale, mais soulève d’importants défis de mise en œuvre.

Pour les participants de l’Atelier 8 du forum, chargé de structurer la trajectoire économique 2027-2028 , cet objectif ne pourra être atteint sans lever des barrières structurelles durables.
L’accès au financement pour les entreprises locales reste complexe et onéreux.
De plus, les tensions de trésorerie sont accentuées par le poids de la dette intérieure de l’État enversle secteur privé, estimée à plus de 4 340 milliards de FCFA à la fin de l’année 2025.

Pour débloquer la situation, la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG) préconise d’activer simultanément plusieurs leviers.
On note ainsi la diversification des instruments financiers (crédit-bail, affacturage, fonds de garantie); la création d’un cadre incitatif pour mobiliser l’épargne et les investissements de la diaspora et l’établissement d’un calendrier d’apurement crédible de la dette de l’Étatpour restaurer la confiance.

La réussite du PNCD dépendra de la capacité des pouvoirs publics et des acteursfinanciers à transformer ces propositions en réformes concrètes afin de libérerl’investissement productif.



