Port-Gentil : la mairie intensifie sa lutte contre les véhicules abandonnés et les garages anarchiques

La mairie de Port-Gentil a franchi une nouvelle étape dans sa politique d’assainissement urbain. Depuis le 5 juin et jusqu’au 30 juin prochain, les services municipaux mènent une opération d’envergure destinée à retirer des voies publiques les véhicules abandonnés, les épaves et les garages installés de manière irrégulière sur les emprises routières.
Cette campagne, initiée sur instruction du maire central et exécutée par les services techniques municipaux, s’inscrit dans la continuité des actions engagées ces derniers mois, pour libérer les espaces publics de diverses occupations anarchiques. Après le déguerpissement de plusieurs kiosques, boxes et installations non autorisées dans différents quartiers de la capitale économique, les autorités locales s’attaquent désormais aux encombrants qui entravent la circulation et dégradent le cadre urbain.
Selon Racine-Kévin Rogombé, directeur des services techniques municipaux, cette opération vise à améliorer durablement l’environnement de la ville. « Après une phase de sensibilisation auprès des propriétaires de garages et des détenteurs de véhicules abandonnés, nous sommes entrés dans la phase opérationnelle. Notre ambition est de débarrasser progressivement l’ensemble de la ville de ces véhicules qui occupent illégalement le domaine public », a-t-il indiqué.
Au-delà de la question de l’esthétique urbaine, les autorités mettent également en avant les enjeux sécuritaires liés à la présence de ces épaves. D’après le responsable municipal, certains véhicules laissés à l’abandon peuvent servir de refuges à des individus mal intentionnés ou être utilisés dans la préparation d’actes délictueux, constituant ainsi une source d’insécurité pour les riverains.
Sur le terrain, l’initiative recueille des avis partagés parmi les habitants. Dans le quartier Grand Village, Jean-Claude Mavoungou estime que cette mesure arrive à point nommé. Pour lui, la présence de nombreuses carcasses de véhicules dans les rues nuit à l’image de Port-Gentil et complique la circulation. Il considère donc cette action comme une étape nécessaire pour rendre la ville plus propre et plus sécurisée.
D’autres habitants appellent toutefois à davantage de compréhension. C’est le cas d’Hervé Nzamba, qui juge que certaines situations mériteraient un traitement plus souple. Selon lui, plusieurs propriétaires de véhicules immobilisés font face à des difficultés financières qui les empêchent d’effectuer rapidement les réparations nécessaires. Il suggère ainsi que des délais supplémentaires ou des mesures d’accompagnement puissent être envisagés avant les enlèvements définitifs.
Les véhicules retirés de la voie publique sont désormais acheminés vers la fourrière municipale. Leurs propriétaires auront la possibilité de les récupérer après s’être acquittés des frais fixés par la municipalité. Les autorités préviennent toutefois que les véhicules non réclamés dans les délais prévus pourraient faire l’objet d’une vente aux enchères, conformément aux procédures qui seront arrêtées en concertation avec les services juridiques compétents.
À travers cette opération, la mairie entend inscrire son action dans la durée. « Nous voulons éviter de devoir recommencer ce travail tous les trois ou six mois. L’objectif est de restaurer durablement l’ordre urbain et d’offrir aux populations un cadre de vie plus agréable », a conclu Racine-Kévin Rogombé.



