Minvoul : deux hommes interpellés après des faits présumés d’extorsion, dont un policier

Deux individus ont été interpellés à Minvoul, dans le nord du Gabon, après des faits présumés d’extorsion commis dans la soirée du 6 août. Selon les Forces de Police Nationale, les deux hommes se seraient présentés auprès de plusieurs victimes comme des agents de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) d’Oyem.
Les faits se seraient produits aux environs de 18 heures, aussi bien dans des domiciles que dans des véhicules de transport en commun. Les deux suspects auraient ainsi profité de cette fausse qualité pour se livrer à des actes d’extorsion à l’encontre de plusieurs habitants de Minvoul.
Un policier parmi les deux suspects
Les deux individus ont finalement été interpellés aux alentours de minuit. Les premières vérifications effectuées par les services de police ont permis d’établir que l’un d’eux est un fonctionnaire de Police en position de détachement.
Cette découverte a conduit les autorités à ouvrir immédiatement une enquête afin de déterminer avec précision les circonstances dans lesquelles les faits se sont déroulés et d’établir les responsabilités de chacun.Les deux intéressés ont été placés en garde à vue, dans le cadre des investigations en cours.
Les responsabilités devront être établies par l’enquêteDans un communiqué publié ce 9 août, les Forces de Police Nationale indiquent vouloir faire toute la lumière sur cette affaire. Elles assurent notamment les populations de Minvoul de leur détermination à établir les circonstances exactes des faits et à identifier les éventuelles responsabilités.
Cette affaire intervient alors que l’usurpation de la qualité d’agent des forces de sécurité constitue un enjeu particulièrement sensible, notamment dans les zones où les populations peuvent être confrontées à des contrôles ou interventions présentés comme relevant des services de police. Pour l’heure, les investigations se poursuivent. Les circonstances exactes des faits, le rôle de chacun des deux individus ainsi que l’étendue des préjudices subis par les victimes devront être déterminés au terme de la procédure.



